Quels sont les autres symptômes de la maladie ?

A côté des troubles de la mémoire, d’autres symptômes peuvent se manifester :

  • Des troubles de l’orientation dans le temps et l’espace : Le sujet confond les dates, ne se repère plus dans la journée, réalise des activités à des moments incongrus (courses en pleine nuit par exemple). A l’extérieur de son domicile, il perd également ses repères spatiaux, faisant parfois des détours importants pour retrouver son chemin.
  • Des troubles des fonctions exécutives : Les fonctions exécutives sont impliquées dans les tâches de programmation, de planification des actions. Le sujet aura du mal à initier une action, à l’accomplir jusqu’à son but. Il abandonne les activités en cours, ne sachant plus faire face aux difficultés rencontrées.
  • Des troubles du langage (aphasie) : Le signe le plus évocateur est le manque du mot, ou phénomène de mot sur le bout de la langue. Le sujet va utiliser des mots génériques comme « truc » ou « machin », rendant la communication verbale difficile. La maladie entraîne aussi des difficultés de compréhension.
  • Des difficultés à réaliser des gestes et des actes de la vie courante malgré des fonctions motrices intactes (apraxie). Le sujet aura des difficultés à utiliser les objets, les appareils ménagers, une télécommande… Dans l’évolution, des gestes les plus simples pourront aussi être concernés : enfiler un vêtement, écrire, dessiner…
  • Des difficultés à reconnaître les objets ou les personnes malgré des fonctions visuelles intactes. Ces difficultés sont à l’origine de confusions d’objets, de leur mauvaise utilisation. Les troubles de reconnaissance des visages concernent d’abord les personnes les moins connues, la famille éloignée, puis touchent également les proches
  • Des modifications comportementales. Des troubles mimant une dépression (désintérêt, perte de motivation, inertie…) peuvent être révélateurs de la maladie. A un stade plus avancé de la maladie Quinze pour cent des patients présentent des troubles de comportement perturbateurs (agitation, déambulation, hallucination, délire…) souvent à un stade plus évolué de la maladie.

Il convient d’ajouter que chaque cas est singulier tant sur le plan symptomatique que sur le plan de l’évolution et que tous les troubles évoqués ci-dessus ne sont pas systématiquement observés chez un même patient. La progression et la diffusion du déclin varient beaucoup d’un patient à l’autre.

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