Ecouter les autres, c’est aussi participer activement à la prévention contre la maladie d’Alzheimer

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Nos relations sociales sont un acteur majeur de bon fonctionnement de notre cerveau. Une étude scientifique américaine récente montre l’importance de la résilience cognitive liée à un proche confident qui saura nous écouter, dans la lutte contre la maladie

Crédit photo : Unsplash

/ La résilience cognitive, un atout de poids

La résilience cognitive, c’est la capacité de notre cerveau à maintenir un fonctionnement cognitif adapté malgré le vieillissement et la survenue de maladies d’Alzheimer et de maladies apparentées. Ce phénomène compensatoire représente la différence entre les performances cognitives attendues et réelles d’un individu, en regard de l’état de santé de son cerveau. Par exemple, une forte résilience cognitive signifie qu’un individu présente des capacités cognitives supérieures à celles attendues compte tenu des atteintes structurelles du cerveau. Cette résilience cognitive pourrait expliquer pourquoi certains individus avec des lésions cérébrales de type Alzheimer peuvent ne pas présenter de symptômes cliniques.

/ Peut-on améliorer notre résilience cognitive ?

De nombreux travaux de recherche démontrent que plusieurs facteurs sont susceptibles de modifier notre résilience cognitive, comme le niveau d’éducation, l’exercice physique, les activités mentales et les interactions sociales. Concernant ce dernier facteur, une étude américaine récente réalisée dans la région de Boston a analysé les données de larges cohortes d’individus sains de plus de 45 ans. Leur objectif était d’analyser l’impact de la qualité du réseau social de soutien sur l’association entre le volume cérébral (mesuré par IRM) et les performances cognitives (préférentiellement des tests de mémoire). La qualité du réseau était évaluée grâce à un questionnaire précisant si les participants de l’étude bénéficiaient : d’une écoute active, de conseil, d’amour ou d’affection, de support émotionnel, et de contacts répondant à leurs besoins. Les auteurs montrent que la qualité de l’écoute active modifie l’association entre le volume cérébral et les performances cognitives.

/ Ecouter les autres comme outil de prévention contre la maladie d’Alzheimer

Pour la première fois, des travaux de recherche scientifique démontrent qu’un haut niveau d’écoute active permet de diminuer l’association entre les changements structurels du cerveau et les performances cognitives. En d’autres termes, un haut niveau d’écoute active améliore considérablement la résilience cognitive.

Ecouter les autres est donc un moyen simple et efficace de booster leur résilience cognitive et donc de leur permettre de maintenir un fonctionnement cognitif adapté en dépit des changements qui peuvent survenir dans leur cerveau, notamment l’apparition de lésions cérébrales de type Alzheimer.

Source : JAMA 2021

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