Boire du café a un effet protecteur sur le cerveau !

La boisson la plus consommée dans le monde après l’eau serait un allié majeur pour prévenir l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Consommer du café régulièrement ralentirait la progression du déclin cognitif.

/ LA CAFÉINE ET SES BIENFAITS

Depuis de nombreuses années, plusieurs études scientifiques se sont penchées sur la molécule naturelle psychotrope par excellence : la caféine. Présente à haute dose dans le café, mais également dans des sodas et le chocolat, la caféine est connue pour stimuler les performances cognitives, maintenir l’éveil et augmenter les performances de mémorisation. Ces effets sur les processus de la mémoire ont intéressé les chercheurs spécialisés dans les maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson ou la maladie d’Alzheimer.

/ UNE ACTION SUR UN RECEPTEUR

L’action de la caféine sur le cerveau d’un point de vue moléculaire consiste au blocage d’un récepteur appelé « adénosinergique A2A ». Ces récepteurs vont venir moduler les signaux envoyés par certains neurones mais également agir dans la libération de substances pro-inflammatoires pouvant abimer le cerveau. Il a été démontré en 2011, que le blocage de ces récepteurs participait à la protection des neurones chez des personnes atteintes d’AVC ou de maladie de Parkinson. Dans la maladie d’Alzheimer, il semblerait que les effets de la caféine vont limiter la production du peptide Béta-amyloïde et de la protéine Tau anormalement phosphorylée, responsables de lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.

Une équipe franco-allemande a mis en évidence chez des souris que le blocage du récepteur A2A permet de diminuer significativement la quantité de protéine Tau anormale ainsi que de diminuer les phénomènes inflammatoires localisés dans la région de l’hippocampe, le siège de la mémoire. Avec pour conséquence, une amélioration des capacités de mémorisation même lorsque les premiers signes de perte de mémoire sont présents. Selon les auteurs, ces découvertes permettent d’envisager que le blocage de ce récepteur par un médicament pourrait être utilisé en prévention de maladie neurodégénérative comme la maladie d’Alzheimer.

Toutefois, il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’un modèle expérimental animal et qu’il est donc nécessaire de réaliser une étude chez l’Homme pour pouvoir valider les résultats mis en évidence chez la souris.

/ UNE PRESCRIPTION DE CAFÉ

Mais alors, si la caféine a bien un impact sur le bon fonctionnement de notre cerveau, quelle quantité de café est-il optimal de consommer pour espérer faire reculer l’âge d’apparition de la maladie d’Alzheimer ? Selon plusieurs études, consommer 3 à 5 tasses de café par jour serait suffisant.

Privilégiez de les boire avant 17h pour éviter les difficultés d’endormissement, et préférez un café noir sans sucre, ni lait pour limiter l’apport excessif en glucides et lipides. Et pour obtenir le maximum de caféine, choisissez le café filtre dont une tasse de 250 mL contient 189 mg de caféine.

Sources : Laurent C et al. A2A adenosine receptor deletion is protective in a mouse model of Tauopathy. Mol Psychiatry. 2016 Jan;21(1):97-107. doi: 10.1038/mp.2014.151. Epub 2014 Dec 2. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0204941

Flaten V, Laurent C, Coelho JE, et al. From epidemiology to pathophysiology: what about caffeine in Alzheimer’s disease?. Biochem Soc Trans. 2014;42(2):587-92. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4440674/

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