
đ Pourquoi parle-t-on de âmaladies neurocognitivesâ et non plus de âdĂ©menceâ ?
Le mot âdĂ©menceâ est un terme historique, jugĂ© stigmatisant. Aujourdâhui, on parle de âmaladies neurocognitivesâ pour dĂ©signer un ensemble de maladies du cerveau qui altĂšrent progressivement la mĂ©moire, le langage, le raisonnement ou le comportement. Câest plus respectueux, plus prĂ©cis et plus en phase avec les connaissances mĂ©dicales.
đ Alzheimer est-elle la seule forme de dĂ©mence ?
Non. Alzheimer en est la forme la plus frĂ©quente, mais il existe de nombreuses autres maladies neurocognitives : maladie Ă corps de LewyMaladie neurodĂ©gĂ©nĂ©rative caractĂ©risĂ©e par lâaccumulation, Ă lâintĂ©rieur des cellules du cerveau, dâune protĂ©ine appelĂ©e alpha-synuclĂ©ine et provoquant des troubles du langage, deâŠ, dĂ©gĂ©nĂ©rescence frontotemporale, aphasies progressives primaires, paralysie supranuclĂ©aire progressive⊠Chacune a ses propres symptĂŽmes, causes et prises en charge.
đ Peut-on vraiment confondre Alzheimer avec une autre maladie ?
Oui, trĂšs souvent. Certaines maladies commencent par des troubles moteurs ou du langage, dâautres par des troubles du comportement. Cela peut entraĂźner des erreurs de diagnostic, surtout si on ne rĂ©alise pas dâexamens approfondis (IRMExamen dâimagerie permettant de voir lâintĂ©rieur les organes grĂące Ă un appareil qui Ă©met des ondes Ă©lectromagnĂ©tiques dans les atomes dâhydrogĂšne quiâŠ, bilan cognitif, etc.).
đ Est-ce que toutes ces maladies sont liĂ©es Ă lâĂąge ?
Pas toujours. Certaines maladies neurocognitives peuvent toucher des personnes jeunes (avant 60 ans), comme la dĂ©gĂ©nĂ©rescence frontotemporale ou certaines formes dâaphasieDifficultĂ© Ă sâexprimer, lire et comprendre due Ă des anomalies dans les parties du cerveau responsables du langage et de la comprĂ©hension.âŠ. Ce sont les formes dites âprĂ©cocesâ.
đ Existe-t-il des traitements ?
Il nâexiste pas encore de traitement curatif, mais certains mĂ©dicaments et approches non mĂ©dicamenteuses peuvent aider Ă attĂ©nuer les symptĂŽmes ou Ă maintenir la qualitĂ© de vie. Et grĂące aux mĂ©decins, aux chercheurs et Ă votre gĂ©nĂ©rositĂ© la recherche progresse !
đ Comment savoir si ce nâest pas Alzheimer ?
Un signe ne suffit pas. Un diagnostic prĂ©cis repose sur un ensemble dâanalyses : entretien mĂ©dical, tests cognitifs, IRM, parfois biomarqueurs (prise de sang, ponction lombaireâŠ). Il faut donc consulter un mĂ©decin qui pourra vous orienter vers une consultation mĂ©moireConsultation permettant dâanalyser les troubles de la mĂ©moire qui auraient Ă©tĂ© repĂ©rĂ©s par exemple par le mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste. Celui-ci va alors confier⊠spĂ©cialisĂ©e.
đ OĂč puis-je trouver plus dâinformations ?
đ Vous pouvez dĂ©couvrir notre Petit Dictionnaire ici : www.fondation-alzheimer.org/dictionnaire
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