Pensez-vous qu’il soit possible de retarder le début de la maladie d’Alzheimer ?

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Le 4 février dernier, la Fondation Alzheimer a organisé son 1er webinaire pour répondre à cette question, grâce à l’expertise de 4 spécialistes de la maladie d’Alzheimer.

/ La prévention pour retarder l’arrivée des premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer

Retrouvez l’intégralité de notre premier webinaire sur notre chaîne YouTube :

/ Nos experts répondent à vos questions sur la maladie d’Alzheimer

Nos spécialistes ont répondu en direct à vos questions sur la maladie d’Alzheimer. Voici un petit résumé ainsi que leurs précieux conseils :

Avant de prendre des traitements, il est essentiel d'avoir une bonne hygiène du sommeil, il faut prioriser la conservation d'un cycle de sommeil régulier :
  • Adopter des horaires de sommeil réguliers ;
  • Reconnaître les signaux de sommeil (bâillements, frissons, yeux lourds etc.) ;
  • Avoir une activité physique dès le matin, mais éviter l’exercice en soirée ;
  • Favoriser des activités relaxantes le soir telles que la lecture, ou encore l’écoute de musique douce.
Éviter certaines habitudes néfastes pour le sommeil :
  • Éviter de dormir dans la journée à l’exception d’une sieste de 20 min maximum en début d’après-midi ;
  • Manger léger en soirée et dîner environ 2 ou 3h avant le coucher idéalement ;
  • Éviter de boire trop de liquide le soir pour ne pas être réveillé la nuit pour aller uriner ;
  • Éviter tout excitant après 16h maximum : thé, cafés, chocolat, alcool, vitamine C, coca, tabac… ;
  • Ne pas utiliser de somnifères sans consultation auprès de son médecin ;
  • Éviter de regarder la télévision ou un écran d’ordinateur juste avant de se coucher.
Aménager sa chambre :
  • Une chambre tempérée (<18°C) ;
  • Un lit confortable, réservé au sommeil ;
  • Eviter les plantes dans la chambre qui, en fonction des espèces, peuvent absorber l’oxygène ;
  • Penser à aérer la chambre au moins une fois par jour.

S’exposer à la lumière :
  • Lumière naturelle dès le matin ;
  • Si possible, réaliser des sorties en extérieur durant la journée.
  • Si des troubles du sommeil de la personne âgée persistent, le médecin pourra préconiser, après diagnostic, un traitement adapté.
L'efficacité du sommeil correspond au pourcentage de temps passé au lit endormi, donc un des facteurs peut être les réveils nocturnes et le temps passé à se rendormir.
La sieste permet de répartir le besoin de sommeil sur l'ensemble des 24h, donc d'avoir quelque soit l'âge la même quantité de sommeil. La sieste idéale dure 20 minutes.

Lorsque l'on parle d'un lien entre stress et maladie d'Alzheimer, on parle de stress chronique, et non de stress aigu. Le stress chronique est un stress associé à un sentiment négatif, qui dure dans le temps; il est généralement dû à l’exposition prolongée et répétée à des situations qui nous font sécréter les hormones du stress. On sait que ce type de stress n'est pas bon pour notre santé en général, et notamment a des effets négatifs sur le cerveau. L'hippocampe, une petite structure qui se situe à l'intérieur du lobe temporal et joue un rôle dans la mémoire, est particulièrement sensible aux hormones du stress comme le cortisol, et va avoir tendance à s'atrophier sous l'effet d'un stress chronique. Cette structure est également l'une des premières touchées dans la maladie d'Alzheimer. Chez des personnes saines ou avec de légers déficits cognitifs, l'atrophie de cette structure est associée à un risque accru de développer la maladie d'Alzheimer. Il existe donc un lien entre stress chronique et maladie d'Alzheimer, qui pourrait entre autres s'expliquer par ces effets du cortisol sur l'hippocampe. Cependant, les effets sont très faibles et d'autres études sont nécessaires pour apporter des preuves que le stress agit sur les mécanismes de la maladie et/ou qu'en réduisant le stress chronique, on réduit effectivement les risques de développer la maladie.
Il y a de bonnes applications et d'autres de moins bonne qualité. Comme la méditation est aussi devenue un phénomène de mode, de nombreuses applications sont sorties sans qu'elles soient nécessairement conçues par des personnes qui connaissent bien la méditation. Il faut donc se méfier et essayer de se faire conseiller des applications par des professionnels. L’Institut Français Pleine Conscience Mindfulness (IFPCM), l'Association pour le Développement de la Mindfulness (ADM) ou l'Initiative Mindfullness France sont des références, et les formateurs MBSR (réduction du stress basée sur la pleine conscience) sont en général sérieux, car ils ont suivi un parcours d'engagement personnel de plusieurs années. S'il peut être vraiment plus facile et accessible d'utiliser des applications pour méditer, il est fortement recommandé, surtout au début, de pouvoir interagir avec un enseignant expérimenté en réalisant un stage, une retraite ou une formation. En effet, il s'agit d'un exercice mental et il est difficile de savoir si l'on est sur la bonne voie; de plus, on a souvent beaucoup de questions. Seul un enseignant expérimenté vous apportera les bonnes réponses, s'assurera par ses questions que vous avez bien compris la finalité de l'exercice et que vous êtes effectivement sur la bonne voie.

L'alimentation joue un rôle important sur notre santé et sur notre cerveau. Une alimentation saine est indispensable au bien vieillir. Le régime alimentaire de type méditerranéen est particulièrement recommandé, notamment du fait de la consommation de fruits et légumes frais, d'huiles végétales et de poissons.
La prise d'alcool, de drogues et de tabac est néfaste pour notre cerveau. Concrètement, ces produits détruisent progressivement la barrière hémato-encéphalique; barrière qui protège notre cerveau des agressions en arrêtant le passage de molécules toxiques du sang vers notre cerveau.
Le plus tôt est le mieux et il n'est jamais trop tard. Ce que vous faites tout au long de votre vie va impacter votre santé; certains facteurs vont jouer plus que d'autres à certains moments de la vie. Par exemple, plus jeune, c'est l'activité cognitive (le niveau d'éducation) qui va être particulièrement important, alors que l'adulte d'âge moyen doit plutôt faire attention à ses facteurs de risques cardio-vasculaires. Il faut en particulier surveiller l'hypertension artérielle dès 50 ans et faire du sport pour lutter contre cette pathologie et d'autres comme le diabète. Mais plusieurs études ont montré que, quoique l'on ait fait avant et quel que soit notre niveau d'éducation, la stimulation cognitive (notamment) après 60 ans a un impact positif sur notre cerveau.

A ce jour, aucune étude n'a été entreprise concernant ce sujet. Nous ne possédons donc pas la réponse à cette question. Toutefois, certains traitements favorisent les maladies cardio-vasculaires et les atteintes cognitives.
Aucune étude n'a montré d'effet négatif des champs magnétiques sur le cerveau. Certains traitements expérimentaux utilisent les ondes électromagnétiques pour stimuler les fonctions cognitives.
Les troubles de l'humeur chroniques sont un facteur de risque de survenue de démence et d'Alzheimer. Certains traitements pris de manière très prolongée et inappropriée augmentent le risque.

Merci à toutes et à tous d’avoir participé à ce premier webinaire ! Nous vous donnons rendez-vous jeudi 4 mars 2020 pour notre second événement qui portera sur la mécanismes associés au développement de la maladie. Vous pouvez dés à présent vous inscrire via ce lien :

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