La rigidité aortique, quelles conséquences sur notre cerveau ?

Publié le - Modifié le

La bonne santé de notre système vasculaire est primordiale pour permettre à notre organisme de bien vivre et de bien vieillir. Il est donc important de s’intéresser à nos artères et à nos veines. Parmi les paramètres à surveiller, la rigidité des artères peut entraîner des troubles cardio-vasculaires et une augmentation de la pression artérielle. Quelles conséquences ce phénomène peut-il avoir sur notre cerveau ?

Photo by Fajurian Design, on Unsplash

/ La rigidité artérielle à l’origine de dysfonctionnements cérébraux

Les vaisseaux sont constitués en partie de protéines (exemple : le collagène) et de cellules musculaires lisses assurant leur élasticité. Cette élasticité est fondamentale pour la modulation de la pression sanguine. Lorsque l’on présente une rigidité aortique, ce vaisseau ne possède alors plus les capacités suffisantes pour absorber la pulsation liée au flux sanguin porté par le cœur. Cette augmentation de pulsatilité endommage alors la microcirculation cérébrale, réduisant ainsi le flux sanguin. Dans notre cerveau, cela peut notamment entrainer des déficits cognitifs et des accidents vasculaires.

/ Le lien entre rigidité aortique et marqueurs de la maladie d’Alzheimer

Afin de comprendre les mécanismes impliquées dans la rigidité aortique et son rôle sur notre cerveau, différents travaux de recherche ont été réalisés. Les premiers résultats indiquent par exemple que la rigidité aortique est associée à l’accumulation des protéine amyloïde et tau, caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. De plus, l’augmentation de pulsatilité provoque une réaction inflammatoire de défense dans le cerveau, qui accélère la progression des symptômes de cette maladie. Pour aller plus loin, une étude récente a effectué des mesures de rigidité aortique en corrélation avec une série de biomarqueurs présents dans le liquide céphalorachidien et impliqués dans la maladie d’Alzheimer. Les données recueillies chez des individus âgés sains démontrent que chez les individus âgés de 74 ans et plus, la présence de rigidité aortique est corrélée à la présence de biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer, tels que la neuroinflammation, la protéine tau, le dysfonctionnement synaptique et la neurodégénerescence.

/ La prévention comme moyen de protection

Grâce à ces découvertes, de nouvelles pistes diagnostiques mais aussi thérapeutiques vont pouvoir se développer pour limiter les risques de maladie d’Alzheimer. Il convient d’ajouter que la prévention du risque cardio-vasculaire est un moyen efficace de retarder l’apparition de la maladie. En effet, un suivi régulier effectué par le cardiologue vous permet de surveiller la bonne santé de votre cœur et de vos vaisseaux sanguins et d’entretenir au mieux votre capital-cerveau.

Source : Neurology 2021

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