Le symptôme le plus connu de la maladie d’Alzheimer est la perte de mémoire, pourtant ce n’est pas le plus commun. Il existe d’autres signes avant-coureur d’un début de maladie.

/ La nature des symptômes

Les symptômes en lien avec la maladie d’Alzheimer sont d’ordres neurologiques mais également psychiatriques. Sur le plan neurologique, les atteintes touchent aussi bien les fonctions cognitives, telles que l’orientation spatiale et la mémoire, que les fonctions exécutives, ainsi que l’attention et la motivation. La maladie d’Alzheimer peut également entrainer des troubles du langage . Au niveau psychiatrique, les atteintes sont comportementales et peuvent inclure les troubles de l’anxiété, le retrait social et la désinhibition.

La majorité des malades d’Alzheimer débutent leur maladie après 65 ans. La fréquence de la maladie continue d’augmenter avec l’avancée en âge de manière très rapide. La maladie n’épargne pas pour autant les sujets plus jeunes : on estime qu’en France 8000 malades ont développé la maladie d’Alzheimer avant 60 ans. Les manifestations et surtout les conséquences financières, sociales ou familiales de la maladie sont très différentes selon l’âge de début.

Une prise en charge globale du patient est donc fondamentale pour ralentir la progression de la maladie.

/ La progression des symptômes de la maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est une pathologie dont les symptômes progressent irréversiblement dans le temps. En effet, au fur et à mesure de la progression des atteintes cérébrales, les différentes régions du cerveau voient leur fonctionnement se modifier. Cela se produit bien avant la présence des premières pertes cellulaires et l’apparition des symptômes de la maladie.

La maladie d’Alzheimer peut durer plus de 10 ans après l’apparition des premiers symptômes. Ce ne sont que des moyennes, certains malades ayant des formes d’évolution rapide ou plus prolongée (plus de 20 ans parfois). Il est difficile de prévoir cette évolution, ce d’autant qu’il est difficile de dater précisément les premiers troubles de la maladie qui n’évolue pas de manière linéaire avec des périodes d’aggravation et de stabilisation. La durée d’évolution dépend aussi de l’état de santé général du patient, de la présence éventuelle d’autres pathologies cérébrales associées comme des lésions vasculaires. On sait aujourd’hui que les premières lésions cérébrales de la maladie d’Alzheimer s’installent au moins 15 à 20 ans avant que n’apparaissent les premiers symptômes cliniques.

Durant les stades initiaux de la maladie, ce sont les fonctions cognitives qui sont affectées. Durant les stades plus avancées, les patients peuvent également souffrir de troubles du comportement et de l’humeur. En dernier lieu et de par la sévérité des symptômes existants causés par les atteintes du cerveau, telle que l’atrophie cérébrale, les patients perdent leur autonomie.

Il s’écoule généralement plusieurs années entre la plainte initiale et l’apparition d’une perte d’autonomie, définie par la nécessité d’une aide extérieure pour réaliser certains actes de la vie quotidienne (transports, finances, communication, gestion du traitement, préparation des repas, entretien du domicile, etc). Environ 15 % des personnes qui présentent des troubles légers, sans retentissement sur leur vie de tous les jours, développeront chaque année une perte d’autonomie significative. Il faut souvent plus de 10 ans depuis les premiers symptômes pour que la maladie devienne sévère avec la nécessité d’intégrer une structure d’accueil pour personne âgée dépendante.

/ Les pertes de mémoire

Bien que les pertes de mémoire (ou amnésie) soient une des caractéristiques connues de la maladie, notamment pour la mémoire à court terme, il est important de rappeler que tous les individus ayant des pertes de mémoire ne développeront pas nécessairement la maladie d’Alzheimer. Le vieillissement normal du cerveau peut en effet être responsable de ce type de manifestation.

Plus généralement concernant la maladie d’Alzheimer, il ne s’agit en aucun cas d’un vieillissement inéluctable du cerveau car certaines personnes, même très âgées, échappent à la maladie. Comme tous les organes du corps, le cerveau subit les effets du vieillissement, mais ils se limitent à un certain degré de ralentissement intellectuel n’entraînant jamais de conséquences sur l’autonomie de la personne. En aucun cas le vieillissement normal du cerveau ne peut expliquer l’ampleur des modifications intellectuelles et comportementales liées à la maladie d’Alzheimer.

Dans tous les cas, après 60 ans, il est important de consulter son médecin régulièrement pour la prise en charge de toutes les pathologies qui peuvent survenir. Evoquer les plaintes, en particulier de mémoire, tôt après leur apparition permet d’anticiper l’accompagnement nécessaire à la personne et de poser un diagnostic précoce si la maladie s’installe.

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