Brain Heath Services : la réduction des risques

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La réduction des risques, nous amène à aborder des stratégies de prévention concrètes permettant de retarder la survenue de la maladie d’Alzheimer et de ralentir la progression des symptômes lorsque la maladie est installée. La Fondation Alzheimer a toujours été en avance sur le concept de prévention de la maladie d’Alzheimer, partie intégrante de ses missions. Ces approches de prévention ciblent plusieurs facteurs de risque simultanément pour une meilleure efficacité. Que nous apprennent les études cliniques de prévention et comment cela peut-il s’appliquer dans les services de santé cérébrale ?

Photo by National Cancer Institute on Unsplash

/ Un guide de la prévention de la maladie d’Alzheimer

C’est en 2019 que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a publié un guide traitant de la réduction des risques pour prévenir le déclin cognitif. Ce guide regroupe des recommandations en matière d’interventions pour chacun des facteurs de risques concernés (activité physique, tabac, alimentation, etc.). Il permet aux professionnels de santé au contact des individus de prévoir la stratégie à adopter. Toutefois, peu d’informations sont disponibles sur la mise en œuvre de ces recommandations en fonction des situations et selon la nature du besoin.

Il est évident que du fait de l’hétérogénéité des formes de la maladie, une méthode unique de prévention semble peu adaptée. Aussi, peut-on s’interroger sur l’efficacité d’une intervention uni-factorielle, sachant que l’origine de la pathologie est très souvent multifactorielle.

Pour faciliter la réalisation d’interventions préventives multifactorielles, des recherches sont encore en cours pour tester et valider de nouveaux outils pronostics ou scores multifactoriels. Des études d’intervention clinique sont menées pour analyser les effets d’actions préventives multifactorielles chez des individus sains au moment de leur recrutement dans l’étude.

/ Interventions multifactorielles, des résultats cliniques encourageants

Il est important de préciser que ces modalités d’interventions exclues le recours aux médicaments. A ce jour, 14 essais cliniques sont menés dans des populations diverses (âge, nombre), de profils cliniques et durées de l’intervention variées. Les individus impliqués bénéficient d’un programme de prévention qui inclut simultanément par exemple des conseils alimentaires, la prise de suppléments alimentaires, des séances d’activités physiques régulières et la stimulation cognitive.

Ce sont les études de courte durée qui semblent avoir les bénéfices les plus importants. Bien que les comparaisons entre les essais soient difficiles, plus l’intervention est pratiquée tôt, plus elle est efficace chez les individus à risque. Ces données sont particulièrement encourageantes.

Parce que les risques de maladie d’Alzheimer sont étroitement liés aux pathologies cardiovasculaires, il est important de mieux comprendre l’importance de ces derniers lors d’interventions multifactorielles. En effet, les outils de pronostic existants pour les pathologies cardiovasculaires (prenant en compte par exemple l’âge, le taux de cholestérol, le tabac, la pression artérielle, etc.) commencent aujourd’hui à être utilisés pour le pronostic de la maladie d’Alzheimer. Là encore, les premiers travaux montrent que les interventions multifactorielles améliorent aussi le score pronostic pour les maladies cardiovasculaires.

/ De la recherche clinique à la mise en œuvre sur le terrain

Compte tenu des résultats des essais cliniques testant les effets d’interventions multifactorielles, une approche personnalisée est recommandée pour obtenir les meilleurs bénéfices.

Il convient désormais d’adapter ces méthodes à la pratique de terrain. Un point important à considérer dans cette mise en œuvre est la sensibilisation des professionnels de santé aux interventions multifactorielles personnalisées et spécifiques à la maladie d’Alzheimer. L’adhésion de la part des participants aux programmes d’interventions multifactorielles est un facteur limitant pour obtenir des bénéfices : le grand âge, les troubles dépressifs ou l’alcool sont des conditions qui diminuent l’adhésion. Pour augmenter le niveau d’adhésion aux interventions, il est important d’identifier les éléments motivationnels internes ou externes capables d’engager pleinement les individus.

Source : Alzheimer Research and Therapy 2021

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