Quelle efficacité thérapeutique d’un traitement immunomodulateur ?

Nom du projet : Projet IL2-AD
Chercheur lauréat : SARAZIN Marie
Laboratoire du chercheur :
Unité de Neurologie de la Mémoire et du Langage Centre Hospitalier Sainte-Anne 1 rue Cabanis, 75014 Paris

Evaluation thérapeutique dans la maladie d’Alzheimer débutante d’une approche d’immunomodulation à base de faibles doses d’IL-2.

La maladie d’Alzheimer est caractérisée par l’accumulation intracérébrale de deux protéines pathologiques, mais également par une réaction inflammatoire chronique dans le cerveau des patients. Un nombre croissant de données, incluant nos propres études cliniques, suggère que cette réponse neuro-inflammatoire chronique joue un rôle complexe au cours la maladie, semblant avoir des effets bénéfiques aux stades précoces, puis des effets délétères à des stades plus avancés. Des études récentes suggèrent par ailleurs que certaines cellules du système immunitaire, les lymphocytes T, jouent également un rôle au cours de la maladie, bien que celui-ci reste encore mal défini. Nos études pré-cliniques dans un modèle expérimental suggèrent que l’amplification sélective des certaines cellules T particulières, appelées régulatrices, par traitement avec de faibles doses d’une molécule du système immunitaire (IL-2), retarde la progression de la maladie au moins en partie en freinant le développement des réponses neuro-inflammatoires délétères. Le but de notre étude est à présent d’évaluer l’innocuité et l’efficacité thérapeutique de ce traitement immunomodulateur innovant chez des patients présentant une maladie d’Alzheimer débutante. Les objectifs principaux sont de mesurer l’impact de ce traitement sur la perte de mémoire et d’autonomie, ainsi que sur la neuroinflammation cérébrale.

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