Importance de la génétique dans la maladie d’Alzheimer : l’exemple de la microglie au secours des neurones

Publié le - Modifié le

Deux acteurs majeurs de la maladie d’Alzheimer sont les protéines amyloïde et tau, à l’origine des plaques séniles et de la dégénérescence des neurones. Ces phénomènes ont souvent été décrits comme des évènements cellulaires autonomes. Or, des travaux récents démontrent que l’activation des gènes jouent un rôle crucial dans le développement de la maladie d’Alzheimer.

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/ La microglie au secours des neurones

Pour protéger les neurones de notre cerveau, il existe plusieurs mécanismes de défense. La réaction inflammatoire est un de ces mécanismes. En particulier, la microglie intervient dans la phagocytose des éléments toxiques, c’est-à-dire dans leur élimination. Par exemple, dans la maladie d’Alzheimer, la membrane des neurones est endommagée par la présence de protéines amyloïdes. Les cellules microgliales sont donc activées pour bloquer le dommage en éliminant les protéines amyloïdes et les débris cellulaires, ce qui limite également l’accumulation de la protéine tau. Il est important de préciser que cela se produit au niveau des synapses, lieu de connexion entre les neurones.

/ Le rôle du gène TREM 2 dans l’activation de la microglie

Les phénomènes cellulaires impliquant les protéines amyloïde, tau et la microglie ne sont pas uniquement des évènements autonomes. De nouvelles hypothèses indiquent que ces mécanismes sont dépendants de l’action de gènes spécifiques. Dans le cas de la microglie, l’activation est permise grâce au gène TREM 2. Ce gène code pour la fabrication d’une protéine récepteur TREM 2 située sur la membrane cellulaire de la microglie. TREM 2 favorise notamment l’élimination des débris cellulaires. Le gène TREM 2 possède donc un rôle clé dans l’activation de la microglie pour la défense des neurones.

/ L’importance des facteurs de risque génétique

On peut alors s’interroger sur les conséquences de la présence de mutations génétiques du gène TREM 2 pour les cellules et pour le cerveau en général. Les travaux de recherche sur la génétique de TREM 2 démontrent que les mutations génétiques du gène TREM 2 sont responsables de la maladie de Nasu-Hakola, maladie rare provoquant une démence associée à des fractures osseuses récurrentes. Par ailleurs, plusieurs variants génétiques de TREM 2 triplent le risque de maladie d’Alzheimer. Pour comprendre les mécanismes de la maladie, il est par conséquent indispensable d’avoir une approche intégrée du fonctionnement cellulaire en incluant aussi l’influence des facteurs génétiques.

Source : Lancet Neurology 2021

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