Environnement et maladie d’Alzheimer : le bruit est-il un facteur de risque ?

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La prévention est une solution très efficace pour lutter contre l’apparition des symptômes de la maladie d’Alzheimer. Sachant que l’environnement représente une source réelle de facteurs de risques, il est fondamental d’étudier l’impact de ces facteurs sur la survenue de la maladie d’Alzheimer avec précision.

/ Bruit et santé ne sont pas compatibles

Parmi les facteurs néfastes pour notre santé, des recherches ont montré que l’exposition au bruit d’intensité élevée et ce de manière chronique entrainait des troubles auditifs pouvant aller jusqu’à la surdité. Ces troubles peuvent s’accompagner de pathologies cardiovasculaires, de perturbations du sommeil, et d’une diminution des performances intellectuelles.

/ Bruit et maladie d’Alzheimer, une préoccupation récente

Les études concernant les effets d’une exposition prolongée au bruit d’intensité élevée sur le développement de la maladie d’Alzheimer sont récentes. Aux Etats-Unis, une étude a suivi dans le temps une population de sujets âgés de 65 ans et plus. Chaque participant a bénéficié d’examens cliniques répétés à intervalles réguliers pour évaluer leurs capacités intellectuelles et détecter les premiers signes de la maladie d’Alzheimer. Grâce à un modèle mathématique issu de mesures d’intensité du bruit environnant dans les quartiers de résidence, les chercheurs ont étudié le lien entre l’exposition au bruit et le risque de développer la maladie d’Alzheimer.

/ Bruit et maladie d’Alzheimer, un risque avéré

Les mesures d’intensité du bruit environnant durant la journée et en dehors des heures de grande influence étaient comprises entre 51,1 et 78,2 décibels (entre le bruit d’un restaurant calme et celui d’une rue animée), avec une moyenne de 56,2 décibels. L’analyse détaillée des données cliniques en fonction du bruit indique qu’une intensité accrue de 10 décibels diminue les performances intellectuelles et augmente les risques de maladie d’Alzheimer de 29%.

Notre environnement sonore présent dans nos lieux de vie a donc un impact néfaste, lorsqu’il est trop élevé et de manière prolongée sur notre cerveau. Contrôler cet environnement sonore en réduisant par exemple le niveau d’écoute de nos casques audio fait partie des moyens de prévention qui permettent de repousser l’âge de début des premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer.

Source : Alzheimer and Dementia 2020

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