Alzheimer et zona : du nouveau grâce à la vaccination

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Les vaccins ne servent pas seulement à prévenir les infections : dans certains cas, ils renforcent durablement nos défenses contre toutes sortes d’autres maladies. Le vaccin anti-zona en est un exemple, capable de protéger la peau mais aussi de réduire le risque de déclin cognitif. Un geste simple qui pourrait jouer un rôle clé dans la prévention des maladies neurocognitives dont la maladie d’Alzheimer.

/ C’est quoi un vaccin ?

Le mécanisme recherché lors de la vaccination est l’activation de la réponse immunitaire pour nous protéger contre l’infection d’un pathogène, virus ou bactérie donnés. Cette réponse s’effectue à la suite de l’administration du vaccin ; mais comment sont fabriqués les vaccins ?

Il existe 2 types de vaccins pour induire la réaction immunitaire :

  • Les vaccins vivants, composés d’un virus vivant mais atténué, c’est-à-dire non toxique pour notre organisme. Il s’agit par exemple du vaccin contre la rougeole-oreillons-rubéole.
  • Les vaccins inertes, contenant le virus inactivé (non vivant) ou l’antigène isolé ; par exemple, celui contre l’hépatite B ou la grippe.

La fabrication des vaccins a évolué passant de modifications physico-chimiques des virus ciblés à l’utilisation de la recombinaison génétique pour produire directement les protéines du virus

Grâce à la présence du virus ou de la bactérie atténués,  ou de l’antigène isolé, notre organisme va développer les anticorps nécessaires à la lutte contre l’infection. Ce processus permet ainsi de se défendre tout au long de notre vie.

/ Vaccin anti-zona et réduction du risque de déclin cognitif

Le virus du zona ne fait pas exception, il est indispensable de prévenir sa prolifération pour limiter les risques liés à cette maladie cutanée. Il existe aujourd’hui un vaccin anti-zona capable de réduire les récidives de zona, notamment chez les personnes ayant un système immunitaire affaibli. En complément, des travaux de recherche ont montré que ce vaccin réduisait également de 20% le risque de développer la maladie d’Alzheimer (insérer notre article précédent). Mais existe-il des différences selon les stades de la maladie ?

Une étude récente a démontré que le vaccin anti-zona composé du virus inactivé pouvait diminuer le déclin cognitif chez les personnes souffrant de troubles précoces mais aussi la mortalité chez les patients atteints de maladie d’Alzheimer plus avancée. Ces effets protecteurs étaient par ailleurs plus importants chez les femmes que chez les hommes.

En complément, afin de tester l’efficacité des différents types de vaccins anti-zonas, des équipes de recherche anglaises ont comparé les vaccins anti-zonas utilisant d’une part l’atténuation du virus vivant et d’autre part la recombinaison génétique. Ils ont observé une efficacité accrue du vaccin recombinant sur le risque d’apparition des maladies neurocognitives.

(Source : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39053634/)

/ Prévenir le zona pour ralentir l’apparition des maladies neurocognitives

Grâce au vaccin anti-zona, il est désormais possible de prévenir la résurgence des lésions cutanées liés au zona mais aussi de réduire le risque de déclin cognitif comme les troubles précoces liés à maladie d’Alzheimer. Notre système immunitaire s’affaiblissant avec l’âge, il est important de renforcer ses défenses immunitaires via la vaccination. Pris en charge à 65% par l’Assurance Maladie pour les personnes de plus de 65 ans, le vaccin anti-zona se révèle un moyen efficace potentiel de lutte contre les maladies neurocognitives.

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