Des troubles du comportement sont-ils toujours présents ?

Parallèlement aux troubles cognitifs d’aggravation progressive, des symptômes psychologiques et comportementaux peuvent compliquer la maladie.

Il peut s’agir de dépression, d’anxiété, d’agressivité, d’agitation, de cris, de déambulations, d’hallucinations, de délires, de désinhibition verbale ou comportementale, de troubles du sommeil, de troubles alimentaires ou à l’inverse d’une importante apathie. Ces troubles sont liés à l’évolution de la maladie d’Alzheimer mais peuvent aussi apparaître à l’occasion de modifications de traitements ou des problèmes médicaux associés (infections, douleurs, rétention urinaire, insuffisance cardiaque décompensée…). Ils peuvent également être modulés par des facteurs psychologiques préexistants à la maladie ou par des facteurs environnementaux (stress psychologique, nuisances sonores, mauvais éclairage…).

Quelle qu’en soit l’origine, les troubles du comportement sont des signes d’alerte dans l’évolution de la maladie d’Alzheimer. Leur reconnaissance et leur compréhension représentent un moment clé de la prise en charge. Ils peuvent provoquer une diminution de la qualité de vie du patient et de son aidant.

La prise en charge de ces symptômes fait souvent appel à des prescriptions de médicaments psychotropes et/ou éventuellement à des thérapies non médicamenteuses (musicothérapie, art-thérapie, réminiscence, psychothérapie, luminothérapie…). Le recours aux médicaments psychotropes dans cette population particulièrement fragile peut être source d’évènements indésirables (baisse de la vigilance, chutes…). De ce fait, le bon usage des traitements psychotropes a fait l’objet de recommandations par la Haute Autorité de Santé.

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