Quelles sont les maladies apparentées à Alzheimer ?

Les maladies dites « apparentées » présentent des symptômes proches de ceux de la maladie d’Alzheimer mais possèdent pourtant leurs propres caractéristiques. Entraînant des lésions, voir une dégénérescence neuronale, ces maladies sont qualifiées de « démences » car elles ont pour point commun de provoquer des pertes de mémoire et/ou d’atteindre certaines fonctions cognitives de notre cerveau.

/ La démence vasculaire

Les troubles cognitifs d’origine vasculaire surviennent généralement chez des personnes qui cumulent des facteurs de risque vasculaires : hypertension artérielle, diabète, tabagisme, hypercholestérolémie, syndrome d’apnée du sommeil. 

Ils peuvent également apparaître dans les suites d’un accident vasculaire cérébral, avec un mode de début relativement brutal. Dans les démences vasculaires, les troubles de mémoire ne sont pas au premier plan comme dans la maladie d’Alzheimer.

Il s’agit plutôt d’un ralentissement, de difficultés d’organisation, de troubles de concentration. Les malades qui en sont atteints peuvent avoir un handicap physique : troubles d’équilibre, déficit moteur, troubles urinaires ou de déglutition. Les modifications comportementales sont fréquentes, en particulier apathie, irritabilité, impulsivité, et négligence physique.

/ La démence à corps de Lewy

La maladie à corps de Lewy survient dans la même tranche d’âge que la maladie d’Alzheimer. C’est la seconde maladie neurodégénérative qui affecte les fonctions cognitives derrière la maladie d’Alzheimer.

Elle se caractérise par un déclin cognitif fluctuant dans le temps, avec alternance de périodes où le patient apparaît plus confus et d’autres où il semble retrouver ses facultés. Ces difficultés ne sont pas dominées par des problèmes de mémoire mais plutôt par un ralentissement, une fatigabilité, des difficultés d’organisation au quotidien. Il s’associe fréquemment des hallucinations visuelles, des troubles du sommeil (rêves agités), des symptômes parkinsoniens (raideur, lenteur des gestes), des chutes, voire des syncopes. La scintigraphie cérébrale au DAT-Scan peut aider au diagnostic. Les neuroleptiques sont contre-indiqués dans cette maladie, car ils entraînent de graves effets secondaires.

/ La démence frontotemporale

La démence frontotemporale (on parle aussi parfois de maladie de Pick) survient généralement entre 50 et 65 ans.

Les troubles du comportement sont à l’avant-plan de l’affection qui est souvent prise à tort pour une maladie psychiatrique. Les troubles sont pourtant caractéristiques : apathie, inertie, comportement inadapté en famille ou en société avec perte des convenances sociales, perte des affects et émoussement des émotions, troubles du comportement alimentaire avec gloutonnerie et changement des goûts, apparition de tics gestuels ou verbaux, ritualisation du quotidien avec activités répétées, perte de la notion du danger ou de l’argent, négligence physique. Les malades n’ont pas de désorientation spatiale. Dans 40% des cas, il s’agit de maladies héréditaires imposant une enquête familiale et la recherche de mutations génétiques. Le risque génétique est donc beaucoup plus important que dans la maladie d’Alzheimer.

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