ICAD 2011

ICAD 2011

La Conférence Internationale sur la Maladie d’Alzheimer s’est tenue du 16 au 21 juillet 2011, à Paris

Cette conférence est le rendez vous mondial du monde médical et scientifique sur la maladie d’Alzheimer au cours duquel sont présentée les dernières informations et connaissances sur la maladie d’Alzheimer dans le monde cette conférence qui réunit chaque année les meilleurs spécialistes de ce terrible fléau.

Ce congrès est organisé par l’Alzheimer’s Association, l’association américaine à but non lucratif qui représente le principal organisme américain et mondial de santé bénévole dans les soins et le soutien aux patients atteints de maladie d'Alzheimer.

C’est grâce à la notoriété internationale du Plan français sur la maladie d’Alzheimer et à l’engagement quotidien de la Fondation Plan Alzheimer soutenus par une collaboration exemplaire entre les organisateurs de congrès internationaux de la Région parisienne VIPARIS, la Ville de Paris, la Mission de Pilotage du Plan Alzheimer que ce congrès a pu avoir lieu pour la première fois en France. Le Président de la République est intervenu en personne à la tribune du congrès dans une salle comble pour affirmer au monde entier le soutien de la France dans le combat contre cette maladie.

Avec 5 630 participants, cette cuvée 2011 a été celle qui a accueillie le plus de participants depuis sa création en 1988. Au total 85 pays étaient représentés avec 60% de participants d’Europe, 34% d’Amérique et 6% d’Asie et du Moyen Orient.
Les dernières connaissances, avancées et informations sur la maladie d’Alzheimer ont été présentées au cours ces 5 journées, lors de 415 sessions orales et près de 2 000 communications affichées.

Au cours de ce congrès plusieurs grandes hypothèses et tendances ont émergé au sein de la recherche internationale sur la maladie notamment en ce qui concerne son modèle évolutif.

Il est de plus en plus évident que la maladie d’Alzheimer, dans sa forme qui survient majoritairement chez la personne âgée, est une affection d’évolution lente dont les premiers stigmates peuvent apparaître plus de 15 ans avant l’apparition des premiers symptômes de la maladie et des premières pertes de mémoire invalidantes. C’est pourquoi, la question se pose de savoir si, les différents traitements qui sont testés actuellement dans le monde ne devraient pas être administrés plus tôt dans l’évolution de la maladie afin de lutter contre la dégénérescence des neurones le plus précocement possible et préserver ainsi au mieux le capital cérébral des individus. C’est pourquoi des pans entiers de recherche sont consacrés à l’identification de signes biologiques, radiologiques et neuro-psychologiques témoins de cette évolution insidieuse. De nombreux travaux sur ces nouveaux biomarqueurs ont été présentés témoignant du dynamisme de la recherche mondiale sur ces sujets.

Les voies d’une prévention possible ont également été explorées et le recensement des facteurs de risque pour lesquels une action pouvait être engagée dès à présent ont été présentés. Ainsi, le rôle des traumatismes crâniens survenant tout au long de la vie dans l’augmentation du risque de maladie d’Alzheimer à terme a été confirmé. Parmi ces facteurs, on retrouve également ceux associés à d’autres affections comme les maladies cardiovasculaires (pratique de l’activité physique, baisse de la tension artérielle, réduction de l’obésité….) et dont la réduction pourraient théoriquement abaisser de moitié la fréquence de la maladie d’Alzheimer.

Pour en savoir plus : http://www.alz.org/aaic/highlights.asp